Le Maroc

Rabat, capitale du Maroc

Rabat, capitale du Maroc située dans le Nord du pays, sur la côte atlantique, sur la rive gauche de l'embouchure du Bou Regreg, face à la ville de Salé .Rabat est le grand centre politique et administratif du pays, où se trouve le palais royal, les instances gouvernementales et les ambassades.

Rabat abrite des quartiers aussi divers que Agdal, Souissi, Ryad (quartiers résidentiels et riches), Océan et Aviation  et Yacoub Ben Mansour . Salé, qui fait partie de la conurbation, est pour sa part une banlieue-dortoir reliée à Rabat par un pont. Cernée de remparts, la capitale du Royaume possède un important patrimoine architectural qui compte de nombreux monuments comme les portes de l’enceinte de la casbah des Oudaïa, le minaret de la mosquée Hassan (XIIe siècle), qui s’élève à 55 m, un des rares vestiges de cet édifice inachevé et, à proximité de la ville, la nécropole de Chellah. La ville abrite plusieurs musées (archéologie, artisanat). Elle est le siège de l’université Mohammed V (1957) et de plusieurs instituts culturels et d’enseignement.

Port important, Rabat est aussi une ville commerciale et industrielle (textiles, denrées alimentaires, matériaux de construction) où le tourisme et l’artisanat local jouent également un rôle économique majeur.

 

Casablanca, capitale économique

Les historiens appelaient indifféremment Anfa, Anafa ou Anafi, l’air géographique qu’occupe actuellement Casablanca. Néanmoins, aucun d’entre eux n’a déterminé avec précision le vrai fondateur d’Anfa. Certains, comme Ibnou El Wazzane (Léon l’africain) prétendaient que la cité fut fondée du temps des Romains, d’autres plaidaient plutôt en faveur des phéniciens.
Cependant, la majorité des historiens affirme que se sont les berbères de Zenata qui ont construit Anfa. Celle-ci a été réputée par ses Oulémas, ses soldats et par son commerce florissant.
Sous l’égide de la dynastie Mérinide, Anfa demeure une petite ville ouverte sur les transactions maritimes avec l’étranger notamment avec l’Espagne et le Portugal.

Ses habitants furent des marins et des pirates qui n’hésitaient pas à attaquer les bateaux surtout des portugais. Ces derniers et pour protéger leur commerce envahissaient et détruisaient complètement Anfa vers l’année 1468. En 1515, les Portugais voulaient construire une forteresse mais leur défaite face aux Mérinides les a dissuadés. Puis, la cité sombra dans l’oubli et ne laissant que le mausolée de Sid Allal Quairaouani comme témoin d’une civilisation florissante.

Sous le règne de la dynastie Alaouite au temps du Sultan Sid Mohammed Ben abdellah (1757-1790) la cité renaissait de ses cendres et devenait « Dar Al Baida » (Maison Blanche) ou Casablanca selon la dénomination espagnole. Grâce aux impôts imposés aux tribus de Chaouia, le Sultan Mohammed Ben Abdellah a pu bâtir une forteresse qui servait en premier temps de camp pour les soldats et qui devint ultérieurement une destination privilégiée des tribus de Doukkala et de Chaouia.
Vers 1830, le commerce à Casablanca connaissait un développement certes lent mais régulier. Cette croissance s’est accrue d’une façon significative sous le règne de Moulay Hassan 1er à telle enseigne que Casablanca devenait un point d’attrait pour les commerçants et les artisans du royaume en général et de Fès et Marrakech en particulier.
C’est en 1912, que fut décidée la construction à Casablanca du premier grand port moderne du Royaume. C’était un tournant historique qui affecta le destin de Casablanca. Le développement économique de la Région s’est intensifié par l’activité portuaire et draina les investissements nationaux et étrangers donnant ainsi naissance à une ville moderne devenue aujourd’hui la capitale économique du Royaume.
La Conférence d'Anfa

Du 14 au 24 janvier 1943, se sont tenues à Casablanca, à l'hôtel d'Anfa, plusieurs entrevues qui allèrent changer la face du monde.Préparée dans le plus grand des secrets par les Américains, la rencontre devait réunir le premier ministre britannique Churchill et le président américain Roosevelt afin de discuter des préparatifs d'un débarquement des forces alliées en Europe. Informés par les services secrets espagnols, les Allemands, qui avaient bombardé Casablanca, 15 jours auparavant, se laissèrent abuser par la traduction de Casablanca et en déduisirent que l'entrevue se déroulerait à la Maison Blanche à Washington.
Quartier bouclé, villas réquisitionnées, la colline d'Anfa prit pendant les journées que durèrent les entrevues, communément appelée Conférence d'Anfa, des allures de place forte.

Les principaux autres sites sont :
• LISSASFA dont l’âge est estimé entre cinq et six millions d’années.
• AHLAGHLAM, vieux de 2.500.000 ans et ayant connu l’existence de « L’Heberian » l’ancêtre du cheval.
• OULEDHMIDA, comprenant plusieurs sites dont les plus célèbres sont :
- THOMAS1 : ce site témoigne de la première présence de l’être humain depuis un million d’années.

- Sidi Abderrahmane, appartenant à la fin de l’âge de la pierre. Il a donné son nom à l’homme qui a habité cet endroit pour une longue période.

Marrakech, la Ville rouge

Marrakech (en arabe : marrākiš, مراكش) connue sous le nom de Perle du Sud ou Porte du Sud et de Ville rouge ou Ville ocre, est une ville du Maroc au pied des montagnes de l'Atlas.

Distance: La distance entre Casablanca et Marrakech est de 240km La ville a été fondée en 1062 par Youssef Ibn Tachfin, premier roi de la dynastie des Almoravides. Dans le passé, le Maroc était connu en orient sous le nom de Marrakech, cette appellation est d'ailleurs toujours en cours en Iran, le nom Maroc provient lui même de la déformation de la prononciation espagnole de Marrakech : Marruecos.


Liste des quartiers

  • La médina de Marrakech constitue le centre névralgique et le cœur historique de la ville de Marrakech. S'étendant sur une superficie globale de 600 hectares, elle est une des plus vastes médinas du Maroc et la plus peuplée d'Afrique du Nord. Son raffinement et sa spécificité urbanistique découlent directement de la virginité totale du terrain sur lequel elle fut érigée au XIe siècle. Articulée autour d'un campement militaire, le Qsar El Hajar, et d'un marché, elle fut augmentée d'une kasbah au XIIe siècle afin de la protéger des assauts répétés des tribus berbères de la plaine du Haouz, contribuant ainsi à assoir durablement l'hégémonie Almoravide. Les célèbres remparts de la vieille ville de Marrakech subirent d'importantes modifications au gré des dynasties. Ainsi, ils furent à de maintes reprises percés de nouvelles portes (Bab en arabe). Aujourd'hui, la hauteur des murailles oscille entre 8 et 10 mètres et s'étendent sur une distance totale dépassant les 19 kilomètres.
  • Le récent engouement pour les riads, ces maisons traditionnelles marocaines articulées autour d'une cour centrale, a généré de profondes transformations sociologiques au sein de la médina de Marrakech, où le prix du m² a atteint des sommets. Ainsi, un nombre non négligeable et croissant de modestes ménages marrakchis se voit poussé par la spéculation à "s'exiler" en dehors des remparts. D'autre part, on observe un phénomène de densification de l'habitat au sein de la médina. Cependant, on est loin d'assister à une muséification de la médina, loin s'en faut. En réalité, le succès touristique croissant de Marrakech a durablement revigoré la médina en attirant de nombreux jeunes au sein des dédales de la médina. Ainsi, il semblerait que plus de 40000 artisans y travaillent, répartis dans les différents quartiers thématiques organisant géographiquement la médina.
  • Le mellah, dans le sud est de la médina, fut et demeure aujourd'hui encore dans une moindre mesure le quartier juif de Marrakech. Loin d'être un ghetto, le mellah regroupait certains corps de métiers qui au fil et à mesure de l'histoire de Marrakech, devinrent des spécialités de cette communauté (Le métier de tisserand fut un exemple de ce phénomène). Il fut fondé en 1558 sous le règne de Moulay Abdellah à proximité du palais ce qui permit, comme ce fut le cas à Fès par exemple, au Sultan de mieux les protéger.
  • Les Jardins de l'Agdal jouxtant par le sud le Palais Royal furent créés dès 1156 selon l'historien officiel de la dynastie almohade par El Haj Ya'is, celui-là même qui fut à l'origine de la prestigieuse Koutoubia. Le terme "aguedal" signifiant par ailleurs "jardin" de manière générale par les Berbères, cette appellation de Jardins de l'Aguedal ne s'imposa comme appellation exclusive que vers la fin du XVIIIe siècle. Son existence, mise à mal par le temps est intimement liée à l'astucieuse gestion des ressources hydrauliques qui y est faite. Ainsi, le captage des eaux des nappes souterraines fut dès la fin du XIe siècle assuré par un dense réseau de "khetarras" , assisté plus tard par un système de viaducs plus élaboré en provenance de Aghmat, ville située plus au sud en direction de la vallée de l'Ourika. Enfin, le stockage des eaux de pluie était assuré par deux immenses réservoirs dont le plus grand, baptisé Es Sala, servit à l'entraînement des troupes à la natation en vue de la traversée du Détroit de Gibraltar.
Monuments et sites touristiques

La ville est un haut-lieu touristique, plus de deux millions de touristes chaque année. Elle est également le point de départ de nombreuses excursions pour les randonneurs désireux de parcourir l'Atlas ou le désert plus au sud.

  • Place Jamâa El Fna (XIe siècle)
  • Medersa Ben Youssef (XVIe siècle)
  • La Qoubba Almoravide (XIIe siècle)
  • Les Tombeaux Saadiens (XVIe siècle)
  • Fontaine chrob ou chouf (début XVIIe siècle)
  • Mosquée de la Koutoubia (XIIe siècle)
  • Mosquée El Mouassine (XIIe siècle) et sa fontaine (XVIe siècle)
  • Mosquée aux pommes d'Or (XIIe siècle)
  • Palais de la Bahia (XIXe siècle)
  • Palais El Badi (XVIe siècle)
  • Jardins de la Ménara (XIIe siècle)
  • Jardins de l'Agdal (XIIe siècle)
  • Jardin Majorelle (XXe siècle)
  • Musée de Marrakech (XIXe siècle)
  • Musée Dar Si Saïd (XIXe siècle)
  • Musée d'art islamique de Marrakech (XXe siècle)
  • Musée Bert Flint ou maison Tiskwin (XXe siècle)
  • Les souks de Marrakech

Chefchaouen

Chefchaouen est une ville du nord ouest du Pays de Jebala,Maroc blottie au pied des jebels Kelaa et Meggou , qui forment le jebel Ech-Chefchaouen sur la chaîne du Rif, la ville compte 42 000 habitants, chef-lieu de la province du même nom. Elle se situe à 600 m d'altitude. Le nom de la ville signifie en berbère "les cornes", Achawen, en raison des sommets montagneux qui dominent et entourennt la ville. Elle a été fondée en l'an 876 de l'hégire, soit en 1471 de l’ère chrétienne par Moulay Ali Ben Moussa Ben Rached El Alami. Sa province, du même nom, compte 440 000 habitants environ, la densité de population est de 101 hab./km² et la superficie de 4 350 km².

a fondation de cette ville avait pour but de protéger la population contre la conquête portugaise et espagnole.

Dès la fin du XVe siècle, les Arabes (Andalous) chassés d'Espagne qui s'y installent en font une cité prospère, lui imposant la réclusion : les chrétiens n'ont pas accès à la ville, sous peine de mort. Seul l'explorateur Charles de Foucauld brava l'interdit en 1883.

En 1920, les Espagnols s'emparent de Chefchaouen et ne la rendirent qu'après l'indépendance du Maroc, en 1956.

La Province dispose dans le domaine du tourisme de potentialités importantes et diversifiées constituées de monuments historiques, de nombreuses plages de sable et de vastes forêts avec une faune et une flore très variées. Les principaux sites touristiques de la Province sont constitués par :

  • La ville de Chefchaouen (Riad Chaouen)
  • La source de Ras El Maa (à 3 km de la ville de Chefchaouen)
  • L'ancienne médina avec la kasbah
  • Les cascades et la mosquée de Cherafat
  • La forêt de Talassemtane
  • La grotte de Toughoubit
  • le Pont de Dieu à Akchour